Plongée au Honduras
Plongée

Plonger au Honduras

Au large de la côte caraïbe du Honduras, les îles de la Baie (Islas de la Bahía) posent Roatán, Utila et Guanaja sur l'extrémité sud du récif mésoaméricain, le deuxième plus grand système corallien du monde après la Grande Barrière australienne. On y plonge dans une eau qui ne descend jamais sous 26 °C, sur des tombants qui démarrent à quelques palmes du bord. Utila s'est bâti une réputation planétaire comme l'un des endroits les moins chers de la planète pour passer ses brevets, avec en prime des requins-baleines croisés toute l'année. Roatán joue la carte des murs vertigineux, d'une plongée avec les requins de récif et de la seule chambre hyperbare de l'archipel.

Récif mésoaméricainTombants de RoatánRequins-baleines à UtilaPlongée requins « Cara a Cara »Brevets parmi les moins chers au mondeMary's PlaceÉpave du Jado TraderPinacles de Guanaja
Points forts

Pourquoi plonger au Honduras ?

  • Les îles de la Baie s'accrochent au récif mésoaméricain, deuxième plus grand récif barrière du monde, dont le tombant plonge dans le bleu à quelques palmes du bord, aussi confortable pour un baptême que pour un plongeur confirmé venu chercher les grands murs.
  • Au large de Guanaja, le Jado Trader est un cargo frigorifique de 73 mètres coulé en 1987, posé intact sur le sable entre 24 et 33 mètres, aujourd'hui encroûté et poissonneux, l'un des plus beaux wrecks du Honduras.
  • Autour d'Utila, seul endroit au monde à compter des observations de requins-baleines les douze mois de l'année, on approche le plus grand poisson du monde en apnée sur les « boils », ces remous où les thonidés rabattent le menu fretin.
  • Sur un récif du sud de Roatán, la plongée « Cara a Cara » place les plongeurs agenouillés le long de la ligne face à une dizaine de requins de récif des Caraïbes, un comportement d'agrégation de journée rare chez ces requins.
  • Mary's Place, faille d'origine volcanique tapissée de coraux mous et de gorgones que l'on parcourt en passages étroits, est le site signature de Roatán, apprécié des photographes pour ses hippocampes longnez posés sur les rebords vers 25 mètres.
Présentation

Plonger au Honduras : l'essentiel

Les îles de la Baie flottent à une trentaine de kilomètres de la côte nord du Honduras, alignées d'ouest en est : Utila la petite et plate, Roatán la grande et vivante, Guanaja l'isolée et sauvage. Toutes trois s'accrochent au récif mésoaméricain, qui court du Mexique au Honduras et reste le deuxième plus grand récif barrière au monde. Ici, pas besoin de longues traversées : le récif frangeant borde les côtes et le tombant plonge dans le bleu à portée de palanquée, ce qui rend la région aussi confortable pour un baptême que pour un plongeur confirmé venu chercher les grands murs.

Roatán concentre l'infrastructure et la vie de surface, autour de West End et West Bay. Ses tombants du nord tombent net dès la sortie du platier, et le sud, plus abrité, prend le relais quand les vents de nord d'hiver, les « nortes », lèvent le clapot. C'est là aussi que se trouve l'un des sites signature de la région, Mary's Place, une faille volcanique tapissée de gorgones que l'on parcourt en passages étroits, et le fameux plongée requins de « Cara a Cara », face à face avec une bande de requins de récif des Caraïbes.

Utila, elle, vit pour la plongée et le budget. Une poignée de rues, une douzaine de centres qui se tirent la bourre sur les prix, et une soixantaine de sites à quelques minutes du port. C'est ce qui en a fait, depuis des années, une étape mythique sur la route des routards en Amérique centrale : on y décroche son Open Water pour un prix qu'on ne retrouve presque nulle part ailleurs dans les Caraïbes. Guanaja, la plus à l'est, reste la plus confidentielle, cernée de récifs à quatre-vingt-dix pour cent, avec ses pinacles, ses tunnels de lave et l'épave du Jado Trader.

Une anecdote résume bien la place d'Utila dans le monde de la plongée : en 2008, l'île est devenue le seul endroit de la planète à disposer de relevés officiels de requins-baleines observés chaque mois de l'année. La même année, les règles de rencontre mises au point sur place par le centre de recherche local, le Whale Shark & Oceanic Research Center, ont été inscrites dans la loi hondurienne pour protéger l'animal. Autrement dit, ici, on n'a pas seulement la chance de croiser le plus grand poisson du monde : on a contribué à écrire la manière de l'approcher.

Conditions mensuelles

Visibilité (m)

25Jan
30Fév
32Mar
32Avr
30Mai
25Juin
25Juil
25Août
25Sep
18Oct
18Nov
22Déc

Précipitations (mm)

277Jan
182Fév
115Mar
76Avr
81Mai
139Juin
202Juil
168Août
192Sep
350Oct
360Nov
300Déc
Quand partir

Quand plonger au Honduras ?

On plonge aux îles de la Baie toute l'année, l'eau restant calée entre 26 et 29 °C. Les meilleures conditions, mer plate et visibilité qui dépasse volontiers les trente mètres, tombent de mars à juin, en pleine saison sèche, quand les pluies ne brouillent pas l'eau. L'hiver, de décembre à février, les vents de nord peuvent agiter la côte nord de Roatán, mais les centres basculent alors sur les sites du sud, à l'abri.

Pour les requins-baleines, deux fenêtres se détachent à Utila : de fin février à mai, puis d'octobre à novembre, même si des observations restent possibles hors saison. Les mois les plus pluvieux vont d'octobre à décembre et coïncident avec la fin de la saison cyclonique de l'Atlantique, du 1er juin au 30 novembre. Les îles se situent au bord sud de la ceinture des ouragans et les impacts directs restent rares, mais une dépression tropicale peut lever une grosse mer et fermer les sorties quelques jours.

Vie marine

Faune marine observable

Cliquez sur une photo pour l'agrandir, ou sur le nom pour ouvrir la fiche de référence.

JFMAMJJASOND
Requin-baleineRhincodon typusFiche DORIS FFESSM
Rare
DauphinDelphinus delphisFiche DORIS FFESSM
Rare
Raie aigleAetobatus narinariFiche DORIS FFESSM
Peu commun
Hippocampe à long nezHippocampus reidiFiche DORIS FFESSM
Peu commun
Requin-nourriceGinglymostoma cirratumFiche DORIS FFESSM
Commun
Tortue verteChelonia mydasFiche DORIS FFESSM
Commun
Tortue imbriquéeEretmochelys imbricataFiche DORIS FFESSM
Commun
Poisson-perroquetScaridaeFiche DORIS FFESSM
Commun
Requin de récif des CaraïbesCarcharhinus perezi
Commun
Mérou de NassauEpinephelus striatusFiche DORIS FFESSM
Commun
Murène verteGymnothorax funebrisFiche DORIS FFESSM
Commun
Langouste des CaraïbesPanulirus argusFiche DORIS FFESSM
Commun
Requin-baleineRhincodon typusFiche DORIS FFESSM
Rare
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DauphinDelphinus delphisFiche DORIS FFESSM
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Raie aigleAetobatus narinariFiche DORIS FFESSM
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Hippocampe à long nezHippocampus reidiFiche DORIS FFESSM
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Requin-nourriceGinglymostoma cirratumFiche DORIS FFESSM
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Tortue verteChelonia mydasFiche DORIS FFESSM
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Tortue imbriquéeEretmochelys imbricataFiche DORIS FFESSM
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Poisson-perroquetScaridaeFiche DORIS FFESSM
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Requin de récif des CaraïbesCarcharhinus perezi
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Mérou de NassauEpinephelus striatusFiche DORIS FFESSM
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Murène verteGymnothorax funebrisFiche DORIS FFESSM
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Langouste des CaraïbesPanulirus argusFiche DORIS FFESSM
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30-60%
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Sites célèbres

Sites de plongée célèbres au Honduras

Mary's Place

Roatán

Sur le sud de Roatán, une faille d'origine volcanique tapissée de coraux mous et de gorgones, parcourue en passages étroits. Site signature de l'île, apprécié des photographes pour sa macro, avec hippocampes longnez sur les rebords vers 25 m.

Cara a Cara (Marco's Place)

Roatán

La plongée requins de Roatán : « cara a cara » veut dire face à face en espagnol. Sur un récif du sud, une dizaine de requins de récif des Caraïbes tournent autour des plongeurs agenouillés le long de la ligne, un comportement d'agrégation de journée rare chez les requins.

Texas

Roatán

Tombant de Roatán où défilent tortues vertes et imbriquées, murènes, raies aigles et requins-nourrices, avec parfois un mérou ou un banc de vivaneaux, et de très rares passages de dauphins ou de requins-baleines.

Duppy Waters

Roatán

Mur planté d'énormes éponges-barriques, ponctué de tortues imbriquées, de raies aigles et de murènes, dans une eau souvent limpide. Une plongée dérivante classique de Roatán.

Les « boils » à requins-baleines

Utila

En pleine eau au large d'Utila, on guette les remous de surface où les thonidés rabattent les petits poissons : oiseaux qui piquent, eau qui bout, et parfois un requin-baleine gueule ouverte au milieu. Rencontre en apnée, encadrée par les règles locales devenues loi.

Voir sur la carte

Black Hills

Utila

Mont sous-marin au large d'Utila, dont le sommet arrondi grouille de bancs de poissons et attire les pélagiques. L'un des sites avancés phares de l'île, régulièrement cité par les centres.

Jado Trader

Guanaja

Cargo frigorifique de 73 mètres coulé en 1987 au large de Guanaja, posé intact sur le sable entre 24 et 33 m. Aujourd'hui encroûté et poissonneux, l'un des plus beaux wrecks du Honduras, réservé aux plongeurs expérimentés.

Les Pinacles de Guanaja

Guanaja

Près du Jado Trader, des pics coralliens remontent d'une quarantaine de mètres jusqu'à moins de vingt mètres sous la surface ; l'un abrite une cheminée volcanique, Frisco's Jewel, que l'on remonte dans la roche.

Infos pratiques

Organiser sa plongée au Honduras

La porte d'entrée est l'aéroport international Juan Manuel Gálvez de Roatán (code RTB), desservi en direct depuis plusieurs villes des États-Unis et par des vols régionaux via le continent. Pour Utila, on rejoint la ville portuaire de La Ceiba, sur le continent, d'où un ferry rallie l'île en une heure environ pour une trentaine de dollars ; La Ceiba dessert aussi Roatán deux fois par jour. Une liaison directe Roatán-Utila existe mais reste saisonnière et à vérifier avant de partir. Guanaja se rejoint par un petit aérodrome et des bateaux locaux.

Côté portefeuille, la région reste très abordable : à Utila, un Open Water PADI complet se négocie autour de 300 à 360 dollars, souvent hébergement compris, et la palanquée deux blocs tourne autour de 35 dollars. Roatán est un cran au-dessus, plus orientée resort. Les centres travaillent selon les standards internationaux, PADI en tête et SSI présent, dont les brevets sont reconnus partout, y compris pour plonger ensuite en France et en Europe.

En matière de sécurité, l'archipel dispose d'une chambre hyperbare, à Roatán, sur le site de l'Anthony's Key Resort à Sandy Bay ; elle est rattachée au réseau international du DAN. C'est vers elle que sont évacués les plongeurs d'Utila et de Guanaja en cas d'accident, d'où l'intérêt d'une assurance plongée type DAN et d'un intervalle de sécurité respecté avant tout vol retour.

Questions fréquentes

Questions fréquentes sur la plongée au Honduras

Toute l'année, l'eau restant entre 26 et 29 °C. La visibilité est à son meilleur de mars à juin, en saison sèche. Pour les requins-baleines à Utila, visez de fin février à mai ou d'octobre à novembre. Les mois les plus pluvieux, d'octobre à décembre, peuvent réduire la visibilité et lever la mer.