Plongée aux Bermudes
Plongée

Plonger aux Bermudes

On surnomme les Bermudes la « capitale mondiale des épaves » de l'Atlantique, et pour cause : cet archipel isolé, perdu en plein océan à mille kilomètres des côtes américaines, est ceinturé de récifs qui ont piégé les navires par centaines au fil des siècles. On y compte souvent plus de trois cents épaves, du grand paquebot espagnol Cristóbal Colón, le plus vaste du site, à des goélettes de la guerre de Sécession dont on a remonté des bouteilles de vin encore scellées. Ajoutez les récifs coralliens les plus septentrionaux de l'Atlantique et une eau réputée d'une clarté remarquable, et vous obtenez l'un des plus beaux terrains de jeu au monde pour le plongeur d'épaves.

Plus de 300 épavesCristóbal ColónLa ConstellationMary CelestiaL'HermesRécifs septentrionaux
Points forts

Pourquoi plonger aux Bermudes ?

  • Ceint de récifs affleurants qui ont piégé les navires depuis le XVIe siècle, l'archipel compte souvent plus de trois cents épaves, ce qui lui vaut le surnom de capitale mondiale des épaves, doublé des récifs coralliens les plus septentrionaux de l'Atlantique.
  • Le Cristóbal Colón, paquebot de luxe espagnol de 152 mètres et plus grande épave de l'archipel, s'est empalé sur un récif du North Shore en novembre 1936, son capitaine ayant pris une tour de communication pour un phare ; ses débris jonchent le fond entre 9 et 17 mètres.
  • La Constellation, goélette américaine à quatre mâts coulée en juillet 1943 avec sa cargaison de médicaments et de whisky, inspira à Peter Benchley son roman « The Deep » ; peu profonde, elle se plonge souvent avec la Montana, vapeur à aubes de la guerre de Sécession, toute proche.
  • La Mary Celestia, forceur de blocus confédéré coulé en 1864 au large de Southampton, a livré lors des fouilles de 2011 des bouteilles de vin, de parfum et d'eau de Cologne encore scellées, restées sous l'eau près de cent cinquante ans.
  • L'Hermes, ancien baliseur des garde-côtes américains de 50 mètres coulé volontairement en 1985 comme récif artificiel, repose intact et bien droit sur le sable vers 24 mètres, une épave photogénique idéale pour les plongeurs confirmés.
  • La North Carolina, trois-mâts anglais à coque de fer construit à Liverpool, se brisa sur un récif le jour de l'An 1880 alors qu'il rentrait chargé de coton, et séduit par son atmosphère spectrale et sa faible profondeur.
Présentation

Plonger aux Bermudes : l'essentiel

Les Bermudes sont un archipel britannique isolé de l'Atlantique Nord, à environ mille kilomètres à l'est de la Caroline du Nord. Cette solitude océanique explique tout : le Gulf Stream qui les baigne y maintient les récifs coralliens les plus septentrionaux de l'Atlantique, une eau souvent limpide, et surtout un anneau de récifs affleurants qui, faute de repères, a fait sombrer les navires par centaines depuis le XVIe siècle. D'où le surnom de « capitale mondiale des épaves », avec un chiffre souvent avancé de plus de trois cents navires reposant autour de l'archipel.

La vedette est le Cristóbal Colón. Ce paquebot de luxe espagnol de 152 mètres, le plus grand jamais échoué aux Bermudes, s'est empalé sur un récif du North Shore en novembre 1936, son capitaine ayant confondu une tour de communication au large avec un phare. Resté visible en surface pendant des années, il fut dépouillé puis servit de cible d'entraînement au bombardement pour l'aviation américaine et britannique durant la Seconde Guerre mondiale. Ses débris sont aujourd'hui éparpillés sur une immense étendue de fond, entre 9 et 17 mètres, colonisés par mérous, barracudas et coraux.

La Constellation, elle, raconte une histoire de cinéma. Cette goélette américaine à quatre mâts et coque en bois, construite en 1918 et réquisitionnée comme cargo, coula en juillet 1943 alors qu'elle faisait route vers le Venezuela avec des matériaux de construction, des médicaments et sept cents caisses de whisky écossais. Ses ampoules de verre remplies de produits pharmaceutiques inspirèrent à l'écrivain Peter Benchley son roman « The Deep », porté à l'écran en 1977. Peu profonde, vers une dizaine de mètres, elle repose non loin de la Montana, un vapeur de la guerre de Sécession, si bien qu'on plonge souvent les deux épaves ensemble.

Les Bermudes conservent des épaves pour tous les goûts. La Mary Celestia, vapeur à roues à aubes et coque de fer, était un forceur de blocus confédéré qui sombra en 1864 peu après avoir quitté l'île, sur le South Shore, à un kilomètre au sud du phare de Gibbs Hill ; une campagne de fouilles en 2011 y a remonté des bouteilles de vin, de parfum et d'eau de Cologne encore scellées, restées sous l'eau près de cent cinquante ans. L'Hermes, ancien baliseur des garde-côtes américains de 50 mètres, fut coulé volontairement en 1985 comme récif artificiel et repose droit sur le sable vers 24 mètres. La North Carolina enfin, un trois-mâts anglais à coque de fer, se brisa sur un récif le jour de l'An 1880 et séduit par son atmosphère spectrale et sa faible profondeur.

Conditions mensuelles

Visibilité (m)

25Jan
25Fév
25Mar
30Avr
35Mai
35Juin
40Juil
40Août
35Sep
30Oct
30Nov
25Déc

Précipitations (mm)

115Jan
115Fév
110Mar
105Avr
100Mai
115Juin
115Juil
135Août
130Sep
145Oct
110Nov
115Déc
Quand partir

Quand plonger aux Bermudes ?

La saison de plongée s'étend de mai à octobre. C'est l'été bermudien : l'eau grimpe de 22 à 28 degrés, la mer est la plus calme et la visibilité dépasse souvent trente mètres, un régal pour la photographie d'épaves. Le mois d'août est le plus chaud, autour de 28 degrés, tandis que la fenêtre de mai à août offre en général les mers les plus plates et les meilleures conditions d'ensemble.

L'hiver, de décembre à mars, est plus frais : l'eau descend autour de 19 à 20 degrés et les tempêtes atlantiques rendent les sorties plus aléatoires. La plongée reste possible avec une combinaison intégrale de 5 millimètres, et la visibilité y est parfois même excellente, mais la houle limite l'accès aux sites exposés. En été, un shorty ou une combinaison fine suffisent. Les Bermudes n'étant pas dans la ceinture tropicale, la chaleur reste modérée : l'air oscille entre 15 degrés l'hiver et une trentaine de degrés au cœur de l'été.

Vie marine

Faune marine observable

Cliquez sur une photo pour l'agrandir, ou sur le nom pour ouvrir la fiche de référence.

JFMAMJJASOND
Raie pastenagueDasyatis pastinacaFiche DORIS FFESSM
Peu commun
Tortue verteChelonia mydasFiche DORIS FFESSM
Peu commun
Poisson-lion du PacifiquePterois volitansFiche DORIS FFESSM
Peu commun
Grand barracudaSphyraena barracudaFiche DORIS FFESSM
Commun
Poisson-perroquetScaridaeFiche DORIS FFESSM
Commun
Mérou de NassauEpinephelus striatusFiche DORIS FFESSM
Commun
Murène verteGymnothorax funebrisFiche DORIS FFESSM
Commun
Langouste des CaraïbesPanulirus argusFiche DORIS FFESSM
Commun
Raie pastenagueDasyatis pastinacaFiche DORIS FFESSM
Peu commun
J
F
M
A
M
J
J
A
S
O
N
D
Tortue verteChelonia mydasFiche DORIS FFESSM
Peu commun
J
F
M
A
M
J
J
A
S
O
N
D
Poisson-lion du PacifiquePterois volitansFiche DORIS FFESSM
Peu commun
J
F
M
A
M
J
J
A
S
O
N
D
Grand barracudaSphyraena barracudaFiche DORIS FFESSM
Commun
J
F
M
A
M
J
J
A
S
O
N
D
Poisson-perroquetScaridaeFiche DORIS FFESSM
Commun
J
F
M
A
M
J
J
A
S
O
N
D
Mérou de NassauEpinephelus striatusFiche DORIS FFESSM
Commun
J
F
M
A
M
J
J
A
S
O
N
D
Murène verteGymnothorax funebrisFiche DORIS FFESSM
Commun
J
F
M
A
M
J
J
A
S
O
N
D
Langouste des CaraïbesPanulirus argusFiche DORIS FFESSM
Commun
J
F
M
A
M
J
J
A
S
O
N
D
> 60%
30-60%
< 30%
Absent
Sites célèbres

Sites de plongée célèbres aux Bermudes

Cristóbal Colón

Récif nord (North Shore)

La plus grande épave des Bermudes : un paquebot espagnol de 152 mètres échoué sur le récif du North Shore en novembre 1936, puis utilisé comme cible de bombardement par la RAF. Ses débris, éparpillés entre 9 et 17 mètres sur une immense étendue, sont peuplés de mérous, de barracudas et de coraux. Peu profonde et accessible.

Constellation

Récifs de l'ouest (Western Blue Cut)

Goélette américaine à quatre mâts et coque en bois, coulée en juillet 1943 avec sa cargaison de matériaux, de médicaments et de whisky. Ses ampoules pharmaceutiques inspirèrent le roman « The Deep » de Peter Benchley. Peu profonde, vers une dizaine de mètres, elle se plonge souvent avec la Montana toute proche.

Hermes

Récifs de l'ouest (Western Blue Cut)

Ancien baliseur des garde-côtes américains de 50 mètres, coulé volontairement en 1985 pour former un récif artificiel. Il repose intact et bien droit sur le sable, à côté d'un récif, vers 24 mètres de fond. Épave photogénique et complète, idéale pour les plongeurs confirmés.

North Carolina

Récifs de l'ouest (Western Blue Cut)

Trois-mâts anglais à coque de fer, construit à Liverpool, qui se brisa sur un récif le jour de l'An 1880 alors qu'il rentrait vers l'Angleterre chargé de coton. Les plongeurs aiment son atmosphère spectrale et sa faible profondeur, qui la rendent accessible et très photogénique.

Mary Celestia

Côte sud (South Shore)

Vapeur à roues à aubes et coque de fer, forceur de blocus confédéré coulé en 1864 peu après avoir quitté l'île, au large de Southampton. La campagne de fouilles de 2011 y a remonté des bouteilles de vin, de parfum et d'eau de Cologne encore scellées. Épave historique posée sur le sable à faible profondeur.

Montana

Récifs de l'ouest (Western Blue Cut)

Vapeur à aubes de la guerre de Sécession, forceur de blocus coulé en 1863, dont les roues à aubes et la chaudière émergent encore du fond. Situé tout près de la Constellation, il se plonge en général sur la même sortie, formant un duo d'épaves à faible profondeur.

Récifs coralliens du North Shore

Récif nord (North Shore)

Autour des épaves du nord, les récifs coralliens les plus septentrionaux de l'Atlantique déploient patates et têtes de corail dans une eau souvent très claire. Mérous, poissons-perroquets, murènes et langoustes y abondent, dans une ambiance de récif tempéré-chaud unique en son genre.

Infos pratiques

Organiser sa plongée aux Bermudes

On rejoint les Bermudes par l'aéroport international L.F. Wade, bien desservi depuis la côte est américaine et le Royaume-Uni. L'archipel est compact : aucun site n'est loin, et les centres de plongée, regroupés notamment du côté de Somerset et de l'ouest, mènent aux récifs et aux épaves en une sortie courte, le plus souvent en deux bouteilles. Beaucoup de plongées combinent deux épaves voisines sur une même sortie, comme la Constellation et la Montana.

Les épaves se répartissent sur trois grands secteurs. Au nord, le récif-barrière du North Shore garde le Cristóbal Colón. À l'ouest et au nord-ouest, autour du Western Blue Cut, reposent la Constellation, l'Hermes et la North Carolina. Au sud, sur le South Shore, la Mary Celestia repose à faible profondeur au large de Southampton. Cette variété permet d'alterner épaves peu profondes accessibles à tous et sites un peu plus profonds pour plongeurs confirmés.

Le niveau Open Water suffit pour la majorité des épaves, souvent posées entre 10 et 20 mètres. Un brevet Advanced ouvre les sites plus profonds comme l'Hermes et permet d'aborder sereinement le courant, modéré mais présent sur les récifs exposés du large. Attention : la réglementation bermudienne protège strictement épaves et récifs ; prélever le moindre objet ou toucher le corail est interdit. Les brevets internationaux courants sont reconnus, et une assurance plongée reste indispensable compte tenu de l'isolement de l'archipel.

Questions fréquentes

Questions fréquentes sur la plongée aux Bermudes

Parce que cet archipel isolé de l'Atlantique est ceinturé de récifs affleurants, souvent invisibles, qui ont piégé les navires par centaines depuis le XVIe siècle. On y recense généralement plus de trois cents épaves. À cela s'ajoutent les récifs coralliens les plus septentrionaux de l'Atlantique et une eau réputée très claire, ce qui en fait un terrain de jeu exceptionnel pour la plongée sur épaves.