Grand Cayman pour la variété et la logistique facile : Stingray City, l'épave du Kittiwake, le North Wall et de nombreux récifs. Little Cayman pour le tombant mythique de Bloody Bay Wall, dans un cadre sauvage et intimiste. Cayman Brac pour l'épave de la frégate soviétique Capitaine Keith Tibbetts. Beaucoup combinent Grand Cayman avec une des Sister Islands.
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Plonger aux Îles Caïmans
Les Îles Caïmans sont l'un des berceaux de la plongée de loisir aux Caraïbes, et rien n'a vraiment changé depuis : une eau d'une transparence irréelle, des tombants qui basculent dans l'abîme dès quelques mètres, et trois îles complémentaires. À Grand Cayman, on caresse les raies pastenagues sur le banc de sable de Stingray City, sans doute la plongée à trois mètres la plus célèbre du monde, et on explore l'épave du Kittiwake, un navire de sauvetage de l'US Navy coulé en 2011. À Little Cayman, le mythique Bloody Bay Wall démarre à six mètres et plonge dans le vide. À Cayman Brac repose le Capitaine Keith Tibbetts, seule frégate soviétique plongeable de tout l'hémisphère occidental.
Pourquoi plonger aux Îles Caïmans ?
- Stingray City, banc de sable du North Sound de Grand Cayman par trois à quatre mètres de fond, réunit des dizaines de raies pastenagues du Sud venues au contact des plongeurs, surnommée la plus belle plongée à trois mètres du monde.
- Le Bloody Bay Wall de Little Cayman, régulièrement cité parmi les plus beaux tombants de la planète, démarre à six mètres sur un platier lumineux puis s'effondre à la verticale dans l'abîme, drapé d'éponges géantes et de coraux immaculés, tortues, mérous et raies aigles au rendez-vous.
- Le M/V Capitaine Keith Tibbetts, frégate soviétique de classe Koni coulée en septembre 1996 au large de Cayman Brac sous l'œil de Jean-Michel Cousteau, est la seule épave de navire de guerre soviétique plongeable de l'hémisphère occidental, brisée en deux par l'ouragan Ivan en 2004.
- Le Kittiwake, ancien navire de sauvetage de sous-marins de l'US Navy sabordé en janvier 2011 au large de Seven Mile Beach, repose bien droit sur le sable et se visite de fond en comble, accessible dès les premiers niveaux par l'extérieur.
- Sur la côte nord de Grand Cayman, les grands tombants du North Wall et de Babylon plongent du bleu clair vers le bleu profond, leurs parois tapissées de gorgones et d'éponges tubes souvent survolées de tortues et de raies aigles.
- À deux pas de Georgetown, le dédale de cavernes et de tunnels d'Eden Rock et Devil's Grotto se remplit en saison d'immenses bancs d'argentines poursuivis par les tarpons, une plongée facile et photogénique accessible depuis le bord.
Plonger aux Îles Caïmans : l'essentiel
Les Îles Caïmans, territoire britannique d'outre-mer au sud de Cuba, ont écrit une partie de l'histoire de la plongée moderne aux Caraïbes. Dès les années 1950 et 1960, des pionniers y ont installé les premiers centres, séduits par une eau extraordinairement claire, souvent limpide au-delà de trente mètres, et par une topographie spectaculaire : les trois îles sont les sommets émergés d'une chaîne montagneuse sous-marine, cernés de murs qui plongent brutalement vers des milliers de mètres. Résultat, on passe ici du platier corallien au tombant abyssal en quelques battements de palmes.
Grand Cayman, la plus grande et la plus animée, concentre les sites emblématiques. Stingray City, dans les eaux peu profondes du North Sound, est un banc de sable où des dizaines de raies pastenagues du Sud viennent au contact des plongeurs, par environ trois à quatre mètres de fond seulement. Surnommée la plus belle plongée à trois mètres du monde, elle est devenue une institution. Non loin repose le Kittiwake, un ancien navire de sauvetage de sous-marins de l'US Navy, sabordé en janvier 2011 pour devenir récif artificiel : posé bien droit sur le sable, il culmine à faible profondeur et se visite de fond en comble. Sur la côte nord, le North Wall et le site de Babylon offrent des tombants tapissés de gorgones et d'éponges tubes, plongeant du bleu clair vers le bleu profond.
Little Cayman, minuscule et sauvage, abrite ce que beaucoup considèrent comme le plus beau tombant de la planète : Bloody Bay Wall. Le mur démarre à six mètres à peine, sur un platier lumineux, puis s'effondre à la verticale dans l'abîme. Éponges géantes, coraux immaculés, tortues, mérous et raies aigles patrouillent le long de cette paroi d'une pureté rare, dans une eau presque irréelle. La voisine, dans la zone de Jackson's Bight, mêle tombants, tunnels et passages, formant avec Bloody Bay un ensemble classé parmi les meilleurs sites récifaux des Caraïbes.
Cayman Brac, escarpée et confidentielle, garde une pièce unique : le M/V Capitaine Keith Tibbetts. Cette frégate de classe Koni construite en 1984 pour la marine soviétique puis cédée à Cuba a été coulée en septembre 1996, sous l'œil de Jean-Michel Cousteau, pour devenir récif artificiel. C'est la seule épave de navire de guerre soviétique plongeable de tout l'hémisphère occidental. L'ouragan Ivan l'a brisée en deux en 2004, et ses canons pointés dans le vide, envahis de corail, offrent un décor saisissant, fréquenté par tortues, murènes vertes et raies aigles. Trois îles, trois ambiances, une même eau de cristal : les Caïmans restent une valeur sûre, praticable toute l'année et accessible dès les premiers niveaux.
Conditions mensuelles
Visibilité (m)
Précipitations (mm)
Quand plonger aux Îles Caïmans ?
Les Îles Caïmans se plongent toute l'année, dans une eau qui varie de 26 degrés en hiver à 30 degrés en fin d'été, avec une visibilité généralement excellente. La fenêtre la plus confortable court de novembre à mai : la mer est alors la plus calme, le vent faible et les tombants du nord accessibles la plupart des jours. C'est aussi la haute saison touristique.
De juin à novembre, c'est la saison des ouragans de l'Atlantique. Les Caïmans peuvent être touchées, comme lors de l'ouragan Ivan en 2004, mais entre deux systèmes la plongée reste très bonne, l'eau est au plus chaud et les sites moins fréquentés. L'exposition aux vents détermine surtout quel côté des îles se plonge un jour donné : quand le nord est agité, on bascule sur les sites de la côte sous le vent, à l'ouest et au sud.
Faune marine observable
- Raie aigle
- Poisson-lion du Pacifique
- Requin de récif des Caraïbes
- Langouste des Caraïbes
- Raie pastenague
- Tortue verte
- Tortue imbriquée
- Grand barracuda
- Mérou de Nassau
- Murène verte
Cliquez sur une photo pour l'agrandir, ou sur le nom pour ouvrir la fiche de référence.
Autres espèces courantes de la région
- Hippocampe à long nez
- Chatrou de nuit
- Poisson-perroquet
- Pieuvre commune
- Sergent-major
- Gorette française
- Poisson-ange français
- Poisson-ange royal
- Poisson-chirurgien bleu
- Vivaneau à queue jaune
- Girelle à tête bleue
- Girelle créole
- Poisson-coffre lisse
- Baliste royal
- Chromis bleu
- Poisson-trompette
- Marignan bélier
Zones de plongée aux Îles Caïmans
Cayman Brac
L'île escarpée des Sister Islands, plus confidentielle. Sa pièce maîtresse est l'épave du Capitaine Keith Tibbetts, frégate soviétique coulée en 1996, seule de son genre plongeable dans l'hémisphère occidental. Tombants sains, grottes et une faune riche, dans une atmosphère tranquille loin des foules.
Voir sur la carteGrand Cayman
La grande île, cœur de la plongée aux Caïmans. On y trouve Stingray City et ses raies pastenagues à trois mètres, l'épave du Kittiwake coulée en 2011, les tombants du North Wall et de Babylon, ainsi que les cavernes d'Eden Rock et Devil's Grotto. Récifs accessibles à l'ouest, grands murs au nord, logistique et hébergements complets.
Voir sur la carteLittle Cayman
Minuscule et sauvage, elle abrite le Bloody Bay Wall, tombant démarrant à six mètres pour plonger dans l'abîme, régulièrement classé parmi les plus beaux du monde. La zone de Jackson's Bight y ajoute tunnels et passages. Éponges géantes, coraux immaculés, tortues et raies aigles dans une eau d'une pureté rare et une ambiance intimiste.
Voir sur la carteSites de plongée célèbres aux Îles Caïmans
Stingray City
Le banc de sable le plus célèbre du monde, dans le North Sound de Grand Cayman, par trois à quatre mètres de fond. Des dizaines de raies pastenagues du Sud, habituées à l'homme, viennent au contact des plongeurs. Une plongée facile, joyeuse et parfaite pour un baptême ou la photo.
Voir sur la carteUSS Kittiwake
Ancien navire de sauvetage de sous-marins de l'US Navy, sabordé en janvier 2011 au large de Seven Mile Beach pour devenir récif artificiel. Posé bien droit sur le sable, il culmine à faible profondeur et se visite de fond en comble, coursives et ponts ouverts. Accessible dès les premiers niveaux par l'extérieur.
Voir sur la carteBabylon (North Wall)
L'un des grands tombants de la côte nord de Grand Cayman, dont le sommet débute vers quatorze mètres avant de plonger dans le bleu. Paroi couverte de gorgones et d'éponges tubes, souvent survolée de tortues et de raies aigles. Site plus engagé, à réserver aux plongeurs à l'aise sur le vide.
Voir sur la carteEden Rock et Devil's Grotto
À deux pas de Georgetown, un dédale de cavernes et de tunnels accessible depuis le bord, à faible profondeur. En saison, d'immenses bancs d'argentines emplissent les grottes de reflets argentés, poursuivis par les tarpons. Une plongée facile, ludique et photogénique.
Voir sur la carteBloody Bay Wall
Le tombant mythique de Little Cayman, régulièrement cité parmi les plus beaux du monde. Le mur démarre à six mètres sur un platier lumineux puis s'effondre à la verticale dans l'abîme, couvert d'éponges géantes et de coraux immaculés. Tortues, mérous et raies aigles au rendez-vous dans une eau cristalline.
Voir sur la carteJackson's Bight
Voisine de Bloody Bay, cette zone de Little Cayman mêle tombants, canyons, tunnels et passages sableux. Coraux sains, éponges et petite faune abondante, avec des reliefs plus variés que le mur pur. Ensemble classé parmi les meilleurs sites récifaux des Caraïbes.
Voir sur la carteM/V Capitaine Keith Tibbetts
Frégate de classe Koni construite en 1984 pour la marine soviétique, cédée à Cuba puis coulée en septembre 1996 au large de Cayman Brac sous l'œil de Jean-Michel Cousteau. Seule épave de navire de guerre soviétique plongeable de l'hémisphère occidental. Brisée en deux par l'ouragan Ivan en 2004, canons envahis de corail, tortues et murènes vertes. Sommet vers dix mètres, fond vers vingt-sept.
Voir sur la carteOrganiser sa plongée aux Îles Caïmans
Grand Cayman s'atteint par l'aéroport international Owen Roberts, bien desservi, et concentre l'essentiel des hébergements, des centres et des sites, dont Stingray City, le Kittiwake et le North Wall. Little Cayman et Cayman Brac, les Sister Islands, se rejoignent par de courts vols intérieurs et se vivent sur un mode plus intimiste, souvent en séjour dédié dans un lodge de plongée.
La destination est idéale pour tous les niveaux. Stingray City, très peu profonde, convient à un baptême, tandis que les nombreux récifs et tombants de la côte ouest de Grand Cayman s'ouvrent dès le niveau Open Water. Les grands murs du North Wall, de Babylon et de Bloody Bay se profitent en gardant l'œil sur sa profondeur, la paroi donnant vite le vertige : un brevet Advanced et une bonne maîtrise de la flottabilité sont recommandés pour ces plongées sur le vide. L'épave du Kittiwake se visite de l'extérieur dès les premiers niveaux, la pénétration étant réservée aux plongeurs formés.
Une combinaison de 3 mm suffit l'essentiel de l'année, un peu plus en hiver pour les frileux. Les brevets internationaux courants sont reconnus partout. Grand Cayman dispose d'un caisson de recompression, argument de plus pour une destination réputée pour son sérieux et sa sécurité. Enfin, les Caïmans protègent leur milieu de longue date via un réseau de parcs marins et de zones réglementées : on ne touche pas le corail, on ne se pose pas sur le tombant, et l'ancrage est strictement encadré par des bouées d'amarrage.
Questions fréquentes sur la plongée aux Îles Caïmans
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