Airport Wall
Tombant emblématique de Sosúa qui plonge en pente raide, tapissé de coraux, avec des espèces plus grandes patrouillant dans le bleu. Belle plongée mur, à courte distance de la baie.
République dominicaineLa République dominicaine réserve aux plongeurs une rencontre que peu d'endroits sur Terre autorisent : au Banco de la Plata, à une centaine de kilomètres au nord de l'île, des milliers de baleines à bosse de l'Atlantique Nord se rassemblent chaque hiver pour se reproduire et mettre bas, et l'on peut les approcher dans l'eau, en apnée, sous permis strict. Ailleurs, la côte sud-est de Bayahibe aligne l'épave du St George et les tombants de l'île Catalina, tandis que Sosúa, au nord, cache murs et épaves. Une eau chaude toute l'année, une visibilité souvent généreuse et une mer d'ordinaire calme complètent le tableau.
La République dominicaine occupe les deux tiers de l'île d'Hispaniola, au cœur des Grandes Antilles. Sa plongée se lit en plusieurs actes, répartis autour de l'île, du sud-est touristique à la côte nord plus confidentielle, jusqu'à un banc de corail perdu au large qui fait sa singularité mondiale.
Ce banc, c'est le Banco de la Plata, ou Silver Bank, à une centaine de kilomètres au nord de la côte. C'est une plateforme corallienne sous-marine d'une vingtaine de mètres de profondeur moyenne, classée sanctuaire de mammifères marins. Chaque hiver, de janvier à avril, une grande partie de la population de baleines à bosse de l'Atlantique Nord vient s'y reproduire, y mettre bas et y élever ses baleineaux, par milliers. C'est l'un des très rares endroits au monde où la rencontre dans l'eau avec ces géants est autorisée, et il faut être précis sur ce point : elle se fait en apnée et en surface, pas en bouteille. La plongée sous-marine y est interdite, sauf permis spécial réservé aux chercheurs et aux équipes de tournage. L'accès est strictement contingenté : seuls trois bateaux détiennent l'autorisation, ce qui limite à une soixantaine de visiteurs par semaine et environ six cents sur toute la saison. On y accède en général au départ de la côte nord, lors de croisières dédiées d'une semaine.
Le cœur de la plongée bouteille se trouve au sud-est, autour de Bayahibe et de La Romana. La star locale est l'épave du St George. Ce cargo de 73 mètres, construit en Écosse en 1962 sous le nom de Norbrae, fut rebaptisé puis coulé volontairement le 12 juin 1999 pour former un récif artificiel. Il repose sur le sable, la coque atteignant une quarantaine de mètres, les superstructures remontant vers 20 mètres : une belle plongée profonde pour plongeurs confirmés, aujourd'hui habillée de coraux, d'éponges et de gorgones. Tout près, dans le chenal qui la sépare de Bayahibe, l'île Catalina offre deux visages : the Wall, un tombant qui bascule de 5 mètres à plus de 40, et the Aquarium, un jardin corallien peu profond du côté ouest, réputé pour ses hippocampes et ses poissons-lions dans une belle visibilité. Le tout dans les eaux du Parc national de l'Est, où des récifs peu profonds comme Guaraguao conviennent aux débutants comme au snorkeling.
Au nord enfin, Sosúa complète la carte. Ses sites se trouvent à quelques minutes de bateau de la baie : le tombant d'Airport Wall, et surtout l'épave Zingara, un caboteur de 36 mètres coulé en 1993 qui repose vers 35 mètres, propice à la pénétration pour plongeurs expérimentés. Grottes, pinacles et petits reliefs comme Three Rocks, Five Rocks ou la Pyramide complètent une côte nord où l'on peut, en saison, croiser une baleine de passage.
La meilleure saison va de décembre à mai. C'est la saison sèche : la mer est la plus calme, surtout sur la côte sud de Bayahibe où le courant est faible, et la visibilité y est la plus stable, souvent entre 20 et 30 mètres, parfois davantage. On plonge en réalité toute l'année, la République dominicaine offrant des conditions exploitables environ trois cents jours sur trois cent soixante-cinq.
Pour les baleines à bosse, la fenêtre est courte et précise : de janvier à avril, quand elles occupent le Banco de la Plata. Février et mars sont souvent considérés comme le cœur de la saison. En dehors de cette période, le banc est désert et les croisières ne s'y rendent pas. De juin à novembre, la saison des pluies et le risque cyclonique apportent des vents plus soutenus et une eau parfois plus chargée près des côtes, sans interdire de belles plongées entre deux épisodes. L'eau reste chaude toute l'année, autour de 26 degrés en février et jusqu'à 29 degrés de l'été à l'automne.
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Un banc de corail perdu à une centaine de kilomètres au nord de l'île, classé sanctuaire de mammifères marins. De janvier à avril, des milliers de baleines à bosse de l'Atlantique Nord s'y reproduisent. Rencontre autorisée en apnée seulement, sur l'un des trois bateaux détenteurs de permis, en croisière d'une semaine. La plongée bouteille y est interdite.
Voir sur la carteLe cœur de la plongée bouteille dominicaine, autour de Bayahibe et de La Romana. On y trouve l'épave du St George, les tombants et jardins coralliens de l'île Catalina (the Wall et the Aquarium) et les récifs peu profonds du Parc national de l'Est. Mer d'ordinaire calme, courant faible, accès facile depuis Punta Cana ou La Romana.
Voir sur la carteSur la côte nord, à quelques minutes de bateau de la baie, Sosúa aligne tombants, épaves et petits reliefs. Airport Wall descend le long d'un mur, l'épave Zingara repose vers 35 mètres, et des sites comme Three Rocks, Five Rocks ou la Pyramide offrent grottes et failles. C'est aussi le point de départ des croisières baleines vers le Banco de la Plata.
Voir sur la carteLe sanctuaire des baleines à bosse de l'Atlantique Nord, à une centaine de kilomètres au nord de l'île. De janvier à avril, des milliers de baleines s'y reproduisent et y mettent bas. Rencontre en apnée uniquement, encadrée, sur l'un des trois bateaux autorisés. La plongée bouteille y est interdite. Une expérience unique au monde.
Voir sur la carteCargo de 73 mètres construit en Écosse en 1962, coulé volontairement le 12 juin 1999 au large de Bayahibe pour former un récif artificiel. Il repose sur le sable, coque vers 40 mètres et superstructures vers 20 mètres, aujourd'hui couvert de coraux et d'éponges. Plongée profonde pour plongeurs confirmés.
Voir sur la carteLe tombant de l'île Catalina, qui bascule de 5 mètres à plus de 40 le long d'une paroi peuplée de poissons tropicaux et de coraux. Belle plongée paysagère dans une eau souvent claire, à combiner avec the Aquarium sur la même sortie.
Voir sur la carteJardin corallien peu profond du côté ouest de l'île Catalina, entre 8 et 12 mètres, dans une visibilité généreuse. On y cherche hippocampes, poissons-lions, langoustes, raies pastenagues et murènes. Considéré comme l'un des plus beaux sites du pays, accessible à tous.
Voir sur la carteRécif peu profond du Parc national de l'Est, à une douzaine de mètres au maximum. Site tranquille et lumineux, parfait pour l'initiation, la progression et le snorkeling, avec une faune de récif variée.
Voir sur la carteCaboteur de 36 mètres coulé en 1993 à quelques minutes à l'est de Sosúa, reposant vers 35 mètres de fond. Aujourd'hui encroûté de coraux et riche en vie marine, il se prête à la pénétration pour plongeurs expérimentés. Une valeur sûre de la côte nord.
Voir sur la carteTombant emblématique de Sosúa qui plonge en pente raide, tapissé de coraux, avec des espèces plus grandes patrouillant dans le bleu. Belle plongée mur, à courte distance de la baie.
Site de Sosúa réputé pour ses reliefs et ses petites grottes, aux côtés de Three Rocks et Five Rocks. Failles, passages et vie de récif dans une eau souvent claire, à quelques minutes de bateau du rivage.
La logistique dépend de ce que l'on vient chercher. Pour Bayahibe et l'île Catalina, on atterrit à Punta Cana ou à La Romana, à moins d'une heure de route des centres. Les sorties se font à la journée, en une ou deux bouteilles, sur des sites très proches et d'ordinaire peu ou pas parcourus par le courant, ce qui rend la plongée confortable. Pour Sosúa, on passe par Puerto Plata, sur la côte nord, à une quarantaine de minutes.
Le Banco de la Plata est un cas à part. On n'y accède qu'en croisière d'une semaine au départ de la côte nord, sur l'un des trois bateaux autorisés, réservation longtemps à l'avance obligatoire tant les places sont rares. La rencontre se fait en apnée douce, en petits groupes encadrés, dans le respect absolu des baleines : pas d'approche active, on se laisse observer. Ce n'est pas une sortie de plongée bouteille, mais une expérience à part entière qui parle à tous les amoureux de la mer.
Côté niveaux, l'Open Water suffit pour les récifs du Parc national de l'Est et pour the Aquarium. Un brevet Advanced est recommandé pour l'épave du St George et pour la Zingara, toutes deux profondes et propices à la pénétration à réserver aux plongeurs formés. Les centres dominicains sont nombreux et bien équipés, les brevets internationaux courants reconnus partout. Une assurance plongée est indispensable, en particulier pour les sites profonds.
On peut les approcher dans l'eau, mais en apnée et en surface, pas en bouteille. La plongée sous-marine est interdite sur le Banco de la Plata, sauf permis spécial réservé aux chercheurs et aux tournages. La rencontre se fait lors de croisières encadrées, sur l'un des trois seuls bateaux autorisés, entre janvier et avril, quand des milliers de baleines viennent se reproduire sur ce banc au nord de l'île.
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