À Tobago, sans hésiter. Trinidad, l'île principale, est davantage tournée vers l'industrie pétrolière et le carnaval, avec des eaux troubles peu propices à la plongée de loisir. Toute l'activité de plongée de l'archipel se concentre à Tobago, en particulier autour de Speyside et Charlotteville au nord-est, et de Crown Point au sud-ouest.
Trinité-et-TobagoPlongéeàTrinité-et-Tobago
Plonger à Trinité-et-Tobago
Oubliez Trinidad, l'île industrielle du pétrole et du carnaval : la plongée de l'archipel se joue à Tobago, sa petite sœur verdoyante. Ici, un phénomène rare fait toute la différence. Les eaux riches en nutriments charriées par le fleuve Orénoque et le courant de Guyane remontent le long des récifs de Speyside, au nord-est, et nourrissent une explosion de vie : des éponges géantes, l'un des plus grands coraux cerveau du monde, des bancs serrés et, de mars à juillet, les raies mantas. Le revers de la médaille, c'est le courant, souvent soutenu, qui transforme la plupart des sites en plongées dérivantes grisantes réservées aux plongeurs à l'aise.
Pourquoi plonger à Trinité-et-Tobago ?
- Kelleston Drain, sur le flanc sud de Little Tobago, abrite l'un des plus grands coraux cerveau du monde, un dôme de plusieurs mètres de diamètre que l'on découvre en dérivante le long d'un tombant riche en gorgones et en éponges.
- De mars à juillet, avec un pic en avril et mai lié à leur reproduction, les raies mantas fréquentent les eaux riches en nutriments de Speyside, au large de Little Tobago, l'une des grandes raisons de venir plonger ici au printemps.
- Le MV Maverick, ancien ferry entre Trinidad et Tobago coulé en 1997 au large de Mount Irvine, gît par une trentaine de mètres de fond, superstructure vers quinze mètres, colonisée par les coraux et patrouillée par des barracudas et de gros mérous, l'une des rares plongées faciles de l'île.
- Les Jardins japonais, au bout de Goat Island, déroulent un tapis de coraux durs, d'éponges tubulaires jaunes et de gorgones parmi les plus colorés de l'île, tandis qu'Angel Reef tout proche offre tortues imbriquées et requins nourrices.
- Black Jack Hole doit son nom aux grands bancs de carangues noires qui transitent de mai à juillet le long d'un tombant en pente truffé de surplombs, entre 10 et 40 mètres, où passent aussi bancs de chromis et tortues imbriquées.
- Au large des îlots St Giles, le chapelet de pitons rocheux des Sisters est réputé pour les rassemblements saisonniers de requins-marteaux halicornes durant les mois les plus frais, une plongée profonde et engagée en quête de grands pélagiques.
Plonger à Trinité-et-Tobago : l'essentiel
Trinité-et-Tobago est l'archipel le plus méridional des Caraïbes, posé à moins de dix kilomètres des côtes du Venezuela. Cette proximité continentale explique tout. Les eaux douces et chargées en sédiments de l'Orénoque, mêlées au courant de Guyane qui remonte du sud, apportent un flot permanent de nutriments. Là où d'autres îles caribéennes offrent une eau vide et cristalline, Tobago propose une soupe fertile qui dope la croissance des coraux et des éponges et attire les grands pélagiques. La visibilité y est donc plus variable qu'ailleurs, mais la densité de vie compense largement.
Le cœur du sujet, c'est Speyside, sur la côte nord-est. Au large, les îlots de Goat Island et Little Tobago sont ceinturés de récifs en pente que le courant balaie sans relâche. On y plonge presque toujours en dérivante : on se laisse porter le long du tombant, sans palmer, au fil d'un défilé de gorgones, d'éponges tubulaires jaunes et de coraux durs. Le site emblématique est Kelleston Drain, sur le flanc sud de Little Tobago, réputé abriter l'un des plus grands coraux cerveau du monde, un dôme de plusieurs mètres de diamètre. C'est aussi à Speyside que se concentrent les meilleures chances de croiser une raie manta, entre mars et juillet, saison où ces géantes fréquentent les eaux riches de la zone.
Tobago ne se résume pas à la dérivante. Au large de Mount Irvine, dans le sud-ouest plus abrité, repose le Maverick, un ancien ferry de transport de passagers entre Trinidad et Tobago (ex-Scarlet Ibis) coulé volontairement en 1997 pour former un récif artificiel. Long d'une centaine de mètres, il gît par une trentaine de mètres de fond, sa superstructure culminant vers quinze mètres, colonisée par les coraux et patrouillée par des bancs de poissons, des barracudas et de gros mérous. C'est l'une des rares plongées faciles de l'île, accessible aux niveaux débutants encadrés.
Sur la pointe nord et autour de Charlotteville, les récifs et les pinacles rocheux prolongent le festin. Les Jardins japonais et Angel Reef, autour de Goat Island, alignent des tapis de coraux et d'éponges parmi les plus colorés de l'île. Black Jack Hole doit son nom aux grands bancs de carangues noires qui y transitent de mai à juillet, sur un tombant en pente truffé de surplombs. Partout, tortues imbriquées, requins nourrices et murènes complètent le tableau. Tobago n'est pas la carte postale turquoise classique des Caraïbes, mais pour qui aime la vie foisonnante et le frisson de la dérivante, c'est une destination à part.
Conditions mensuelles
Visibilité (m)
Précipitations (mm)
Quand plonger à Trinité-et-Tobago ?
On plonge à Tobago toute l'année, dans une eau qui ne descend guère sous 26 degrés. La saison sèche, de janvier à mai, offre le meilleur confort de surface, le moins de pluie et la visibilité la plus stable. La saison humide, de juin à décembre, apporte des averses tropicales et un peu plus de particules dans l'eau, mais la plongée y reste bonne entre deux grains.
Pour les raies mantas, la fenêtre à viser va de mars à juillet, avec un pic autour d'avril et mai qui correspond à leur période de reproduction dans la zone de Speyside. Les carangues noires de Black Jack Hole défilent plutôt de mai à juillet. Bonne nouvelle pour la planification : Tobago se situe au sud de la ceinture principale des ouragans et est rarement touchée directement, ce qui en fait une destination caribéenne plus fiable que d'autres en fin d'été.
Faune marine observable
- Requin-marteau
- Raie manta
- Tortue verte
- Requin de récif des Caraïbes
- Langouste des Caraïbes
- Requin-nourrice
- Tortue imbriquée
- Grand barracuda
- Mérou de Nassau
- Murène verte
Cliquez sur une photo pour l'agrandir, ou sur le nom pour ouvrir la fiche de référence.
Autres espèces courantes de la région
- Hippocampe à long nez
- Chatrou de nuit
- Poisson-lion du Pacifique
- Poisson-perroquet
- Pieuvre commune
- Sergent-major
- Gorette française
- Poisson-ange français
- Poisson-ange royal
- Poisson-chirurgien bleu
- Vivaneau à queue jaune
- Girelle à tête bleue
- Girelle créole
- Poisson-coffre lisse
- Baliste royal
- Chromis bleu
- Poisson-trompette
- Marignan bélier
Zones de plongée à Trinité-et-Tobago
Charlotteville et la pointe nord
À l'extrémité nord de l'île, autour du village de pêcheurs de Charlotteville et des îlots St Giles. Des pinacles rocheux et des tombants exposés au large attirent les grands bancs, notamment les carangues noires de Black Jack Hole de mai à juillet, avec surplombs, tortues imbriquées et une eau souvent brassée. Une zone sauvage réservée aux plongeurs à l'aise dans le courant.
Voir sur la carteSpeyside
Le haut lieu de la plongée à Tobago, sur la côte nord-est. Au large, Goat Island et Little Tobago sont ceinturés de récifs en pente balayés par le courant de Guyane, ce qui en fait le royaume de la dérivante. On y trouve le corail cerveau géant de Kelleston Drain, les récifs colorés des Jardins japonais et d'Angel Reef, et les meilleures chances de raies mantas au printemps.
Voir sur la carteSud-ouest (Crown Point / Mount Irvine)
La zone la plus abritée et la plus accessible, autour de l'aéroport de Crown Point, de Buccoo et de Mount Irvine. Récifs frangeants tranquilles et surtout l'épave du Maverick, un ancien ferry coulé en 1997, idéale pour les débutants et l'initiation à l'épave. Courant modéré et logistique facile depuis les hébergements du sud-ouest.
Voir sur la carteSites de plongée célèbres à Trinité-et-Tobago
Kelleston Drain
Le site le plus célèbre de Tobago, sur le flanc sud de Little Tobago. On y admire l'un des plus grands coraux cerveau du monde, un dôme de plusieurs mètres, au fil d'une dérivante le long d'un tombant riche en gorgones et éponges. C'est aussi ici que l'on guette les raies mantas au printemps. Site avancé, courant marqué.
Voir sur la carteJardins japonais (Japanese Gardens)
Au bout de Goat Island, une dérivante douce qui passe sur un tapis de coraux durs, d'éponges tubulaires jaunes et de gorgones évoquant un jardin japonais. Foisonnement de poissons de récif et couleurs parmi les plus vives de l'île. L'un des sites les plus photogéniques de Speyside.
Voir sur la carteAngel Reef
Récif en pente juste au large de Goat Island, apprécié des plongeurs comme des apnéistes. Coraux, éponges et petite faune colorée, avec de bonnes chances de tortues imbriquées et de requins nourrices. Une plongée plus accessible de la zone de Speyside quand le courant le permet.
Voir sur la carteBlack Jack Hole
Un tombant en pente truffé de surplombs et de corniches, entre 10 et 40 mètres, qui doit son nom aux grands bancs de carangues noires qui y transitent de mai à juillet. On y croise aussi bancs de chromis, tortues imbriquées et parfois des requins de récif. Site exposé au courant.
Voir sur la carteMV Maverick
L'épave phare de Tobago, un ancien ferry de passagers entre Trinidad et Tobago (ex-Scarlet Ibis) coulé volontairement en 1997 au large de Mount Irvine. Longue d'une centaine de mètres, elle repose par une trentaine de mètres de fond, superstructure vers quinze mètres, envahie de coraux, de barracudas et de gros mérous. Accessible et facile.
Voir sur la carteLondon Bridge
Une arche rocheuse spectaculaire au large des îlots St Giles, près de la pointe nord. Décor de gros blocs, gorgones et bancs de poissons, dans une eau souvent brassée qui attire une faune abondante. Réservé aux plongeurs à l'aise dans la houle et le courant.
Voir sur la carteThe Sisters
Un chapelet de pitons rocheux plongeant vers le large, au nord de l'île, réputé pour les rassemblements saisonniers de requins-marteaux halicornes durant les mois les plus frais. Site profond et engagé, exposé au courant océanique, pour plongeurs confirmés en quête de grands pélagiques.
Voir sur la carteOrganiser sa plongée à Trinité-et-Tobago
On rejoint Tobago par l'aéroport international A.N.R. Robinson, à Crown Point, dans le sud-ouest, soit directement, soit via un vol ou un ferry rapide depuis Trinidad. Les centres de plongée se concentrent à Speyside et Charlotteville pour la dérivante du nord-est, et autour de Crown Point, Buccoo et Mount Irvine pour les sites plus abrités du sud-ouest. Les deux zones étant aux extrémités opposées de l'île, mieux vaut choisir sa base selon le type de plongée recherché.
Speyside est un terrain de plongeur confirmé : le courant y est souvent soutenu et impose une bonne maîtrise de la dérivante, du parachute de palier et de la gestion de la remontée. Un brevet de type Advanced et une expérience réelle du courant sont vivement recommandés pour les sites de Little Tobago et Goat Island. Le sud-ouest, avec le Maverick et les récifs de Buccoo, convient mieux aux niveaux débutants et aux plongeurs qui reprennent. Dans tous les cas, on suit le briefing du guide sur le sens du courant et le point de récupération.
Prévoyez une combinaison de 3 mm suffisante l'essentiel de l'année. Les brevets internationaux courants sont reconnus par les centres locaux. Tobago ne dispose pas de caisson de recompression sur l'île : en cas d'accident, l'évacuation se fait vers Trinidad, ce qui rend l'assurance plongée et le respect strict des paliers d'autant plus importants. Pensez à conserver une marge de sécurité, notamment sur les dérivantes profondes du nord-est.
Questions fréquentes sur la plongée à Trinité-et-Tobago
Plongez à Trinité-et-Tobago
Trouvez les meilleurs centres et sites de plongée sur notre carte interactive.







