De novembre à janvier, avec un pic fréquent entre décembre et janvier, lorsque le plancton envahit le golfe de Tadjoura. L'eau se situe alors autour de 26 à 28 °C et il n'est pas rare de croiser plusieurs jeunes individus au cours d'une même sortie.
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Plonger à Djibouti
Petit pays coincé à la corne de l'Afrique, à la charnière entre mer Rouge et golfe d'Aden, Djibouti garde une réputation de destination confidentielle réservée aux plongeurs curieux. Sa carte de visite tient en deux mots : les requins-baleines juvéniles qui s'agrègent chaque hiver dans le golfe de Tadjoura, parmi les plus petits jamais recensés au monde, et l'archipel sauvage des Sept Frères, verrou corallien planté près du détroit de Bab-el-Mandeb et accessible en croisière seulement.
Pourquoi plonger à Djibouti ?
- Chaque hiver, de novembre à janvier, des dizaines de jeunes requins-baleines de moins de quatre mètres aspirent le plancton en surface dans la baie d'Arta et le Ghoubet al-Kharab : une agrégation parmi les plus petites du monde, à vivre en palmes-masque-tuba.
- Aux Sept Frères, La Faille déroule un canyon spectaculaire tapissé de gorgones, de coraux noirs et mous, où patrouillent gros mérous, vivaneaux et bancs de carangues, un joyau que l'on n'atteint qu'en croisière, réservé aux plongeurs à l'aise dans le courant.
- Au large de Djibouti-ville, l'Aquarium de Maskali offre au cœur de l'aire marine protégée de Moucha-Maskali des fonds calmes et colorés, perroquets, poissons-cochers et tortues, la plongée la plus douce du pays, idéale pour débuter.
- Mont sous-marin isolé battu par des courants très forts, le Banc du Nord se réserve aux plongeurs experts qui viennent y guetter requins-marteaux, requins soyeux et bancs de thons dans le bleu des Sept Frères.
- À moins de deux heures de la mer, le lac Assal repose à 155 mètres sous le niveau de l'océan, point le plus bas d'Afrique et dix fois plus salé que la mer : on n'y plonge pas, mais ses berges de sel éclatant valent le détour.
Plonger à Djibouti : l'essentiel
Djibouti n'est pas une destination corallienne comme les autres. Le pays se love au fond du golfe de Tadjoura, un bras de mer profond que ferme presque le Ghoubet al-Kharab, la « gorge des démons » des pêcheurs locaux. En hiver, les remontées d'eau chargent la baie de plancton, et c'est là que se joue le spectacle qui fait la renommée de Djibouti : des dizaines de jeunes requins-baleines viennent aspirer les nappes de copépodes en surface. Fait rare, il s'agit presque uniquement de mâles immatures de moins de quatre mètres, l'agrégation de requins-baleines les plus petits documentée à ce jour sur la planète. Comme ils se nourrissent la gueule ouverte juste sous la surface, la rencontre se vit d'abord en palmes-masque-tuba, pas à la bouteille.
Ce n'est pas un hasard si ce coin de mer intéresse les scientifiques. Depuis le milieu des années 2000, David Rowat et les associations DECAN et Megaptera y mènent un travail de photo-identification, de marquage satellite et de mesure des taux de croissance au laser, l'un des premiers du genre sur des requins-baleines en liberté. Chaque campagne de janvier permet de recroiser des individus déjà connus et d'esquisser où filent ces adolescents une fois adultes, quelque part dans l'océan Indien.
Au nord, tout change. L'archipel des Sept Frères, les Sawabi, dresse ses sept îlots à l'entrée du détroit de Bab-el-Mandeb, là où la mer Rouge se déverse dans le golfe d'Aden. Les courants de marée y balaient des tombants tapissés de gorgones et de coraux durs restés intacts, attirant requins gris de récif, barracudas et bancs de carangues. On n'y accède qu'en croisière, sur une semaine, et les dérives musclées le réservent aux plongeurs déjà à l'aise dans le courant. Entre les deux, les îles Moucha et Maskali, à un saut de la capitale, offrent des récifs faciles au cœur d'une aire protégée : le contrepoint tranquille des Sept Frères.
Conditions mensuelles
Visibilité (m)
Précipitations (mm)
Quand plonger à Djibouti ?
La fenêtre reine court de novembre à janvier. C'est la saison du plancton, donc celle des requins-baleines dans le golfe de Tadjoura, avec un pic souvent situé entre décembre et janvier. L'eau tourne alors autour de 26 à 28 °C, un shorty ou une combinaison 3 mm suffisent, et les croisières vers les Sept Frères s'enchaînent d'octobre à février. Le revers de la médaille : la floraison de plancton qui nourrit les géants fait aussi tomber la visibilité, souvent aux alentours de quinze mètres pendant les rencontres.
À l'inverse, l'été est à fuir. De juin à août, le thermomètre grimpe à 41 ou 42 °C sur la côte et le khamsin, le vent brûlant venu du désert, lève poussière et houle. La chaleur devient éprouvante en surface et beaucoup d'opérateurs lèvent le pied, voire ferment, entre la mi-juillet et le début septembre. Mieux vaut caler son voyage sur la saison fraîche, qui coïncide justement avec le meilleur de la vie sous-marine.
Faune marine observable
Requin-baleine à Djibouti
- Prof. max1800 m
- Long. max18 m
- Longévité70-100 ans
- HabitatPélagique
Le plus grand poisson du monde, ce géant des mers se nourrit principalement de plancton. Malgré sa taille impressionnante, il est totalement inoffensif pour l'homme.
- Requin-marteau
- Raie manta
- Dauphin
- Thon à nageoires jaunes
- Requin-baleine
- Requin gris de récif
- Tortue verte
- Grand barracuda
- Mérou oriflamme
Cliquez sur une photo pour l'agrandir, ou sur le nom pour ouvrir la fiche de référence.
Autres espèces courantes de la région
- Langouste peinte
- Hippocampe de Jayakar
- Poulpe de récif
- Poisson-lion de l'océan Indien
- Poisson-clown à deux bandes
- Murène javanaise
- Chirurgien strié
- Napoléon
- Poisson-perroquet
- Crevette nettoyeuse
- Étoile de mer couronne d'épines
- Anthias
- Labre nettoyeur
- Baliste titan
- Poisson-coffre jaune
- Poisson-ange empereur
- Poisson-cocher de mer Rouge
- Poisson-papillon de mer Rouge
- Demoiselle de mer Rouge
- Chirurgien sohal
- Chirurgien à queue jaune
- Baliste Picasso arabe
Zones de plongée à Djibouti
Baie d'Arta & Ghoubet al-Kharab
Épicentre de l'agrégation de requins-baleines juvéniles, qui se nourrissent de plancton en surface de novembre à janvier. Rencontre essentiellement en snorkeling ; « la Faille » y ouvre aussi une plongée dans une fracture tectonique.
Voir sur la carteGolfe de Tadjoura
Grand bras de mer profond bordé de montagnes volcaniques, à l'ouest de la capitale. C'est ici, autour d'Arta et du Ghoubet al-Kharab, que les requins-baleines juvéniles s'agrègent de novembre à janvier, entre récifs faciles et reliefs tectoniques.
Voir sur la carteÎles Moucha & Maskali
Deux îles basses au large de Djibouti-ville, réunies en aire marine protégée. Jardins de corail peu profonds, tortues, raies et poissons de récif : la plongée la plus douce du pays, accessible à tous les niveaux en sortie à la journée.
Voir sur la carteLes Sept Frères
Archipel isolé des Sawabi, à la pointe nord du pays, près du détroit de Bab-el-Mandeb où la mer Rouge rejoint le golfe d'Aden. Tombants coralliens intacts, courants forts et requins gris : un terrain de croisière réservé aux plongeurs confirmés.
Voir sur la carteSites de plongée célèbres à Djibouti
Baie d'Arta & Ghoubet al-Kharab
Épicentre de l'agrégation de requins-baleines juvéniles, qui se nourrissent de plancton en surface de novembre à janvier. Rencontre essentiellement en snorkeling ; « la Faille » y ouvre aussi une plongée dans une fracture tectonique.
Voir sur la carteRas Korali
Tombant et pentes coralliennes aux eaux exceptionnellement claires sur la rive nord du golfe. Une dérive appréciée des plongeurs confirmés, avec requins, raies et pélagiques de passage.
Voir sur la carteLa Faille (The Fault)
Canyon spectaculaire doublé d'un chenal abrité près des Sept Frères, tapissé de gorgones, de coraux noirs et mous, où patrouillent gros mérous, vivaneaux et bancs de carangues.
Voir sur la carteRhounda Khomaytou
Tombants profonds plongeant dans le bleu à la pointe des Sept Frères, réputés pour l'action pélagique et les rencontres avec les requins de récif portés par le courant.
Voir sur la carteBanc du Nord
Mont sous-marin isolé battu par des courants très forts, réservé aux plongeurs experts. On y guette requins-marteaux, requins soyeux et bancs de thons.
Voir sur la carteL'Aquarium (Maskali)
Récif calme et coloré au cœur de l'aire protégée de Moucha-Maskali, idéal pour débuter : perroquets, poissons-cochers, poissons-clowns et tortues sur des fonds accessibles.
Voir sur la carteÉpave du Faon (MV Priomas)
Cargo d'environ 135 mètres posé entre 10 et 30 mètres, devenu un récif artificiel colonisé de corail. Vivaneaux, rascasses volantes, murènes et nudibranches pour tous niveaux.
Voir sur la carteLe Dôme
Structure volcanique creusée de cavernes et de ravines, dans le golfe de Tadjoura. Un site à l'ambiance minérale, riche en petite faune pour les amateurs de macro.
Voir sur la carteOrganiser sa plongée à Djibouti
Tout commence à Djibouti-ville, dont l'aéroport international concentre les vols. Les bateaux de croisière comme les sorties à la journée partent du port de la capitale. Deux logiques cohabitent : la croisière d'une semaine, indispensable pour atteindre les Sept Frères et explorer le fond du golfe, et les sorties à la journée sur Moucha, Maskali et les zones de requins-baleines, parfaites si l'on veut mêler plongée et découverte terrestre. Un niveau débutant convient aux récifs abrités et au snorkeling avec les requins-baleines ; en revanche, les dérives des Sept Frères, de Ras Korali ou du Banc du Nord demandent un niveau confirmé et de l'expérience en courant.
Côté sécurité, soyez lucide : il n'existe pas de caisson hyperbare civil dédié aux plongeurs de loisir. Un caisson militaire français est présent à Djibouti-ville, mais l'accès n'est pas garanti pour un touriste et une évacuation reste possible. Une assurance plongée type DAN est donc indispensable, tout comme des profils prudents et un délai suffisant avant le vol retour. Comptez en général de 1 600 à 2 100 dollars pour une croisière de sept nuits, hors location de matériel, frais de parc marin, taxes portuaires et visa.
Un dernier mot pour la surface : à moins de deux heures de route, le lac Assal repose à 155 mètres sous le niveau de la mer, point le plus bas d'Afrique, dix fois plus salé que l'océan. On n'y plonge pas, mais ses berges de sel éclatant valent le détour entre deux journées de mer.
Questions fréquentes sur la plongée à Djibouti
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